
"Je veux d’abord dire un immense merci, profond, sincère et ému aux 2312 électrices et électeurs qui nous ont fait confiance le 22 mars 2026. Malgré une extraordinaire mobilisation de second tour et un gain considérable de 510 voix, cela n’a pas été suffisant pour assurer la victoire.
Merci à tous les candidats de notre liste de gauche, d’Union des forces de progrès ; merci aux très nombreux Citoyens qui ont fait campagne et parmi eux aux dizaines de jeunes dont c’était le premier engagement.
Cette mobilisation pour des valeurs fortes de justice, d’égalité, de progrès social, d’émancipation et d’humanisme nous montre le chemin de l’espérance en l’avenir.
La défaite est amère. Elle est la mienne.
Je l’assume pleinement et en tire toutes les conséquences.
J’ai donc transmis à Monsieur le Préfet ma lettre de démission de mes mandats communaux et intercommunaux.
Après 55 années de conseiller municipal, dont 8 mandats de Maire, 3 sentiments m’animent : la reconnaissance, la fierté et la tristesse.
La reconnaissance envers les Issoldunoises et les Issoldunois qui par leur soutien tant de fois affirmé, m’ont permis cette folle aventure, ce fol amour pour ma Ville.
La fierté de m’être mobilisé chaque jour de chaque heure pour tenir mes engagements au service d’Issoudun et des Issoldunois.
La fierté de l’œuvre accomplie pour moderniser, équiper, embellir et rendre toujours plus humaine notre Cité. En 2025 cette dynamique forte s’est traduite par une embellie de l’emploi, un accroissement de la population, des élèves et des étudiants.
Merci à toutes les équipes qui se sont succédées pour que Issoudun soit une ville citée en exemple national dans de très nombreux domaines : l’industrie, la culture, l’environnement, le sport…
Nul ne pourra effacer l’œuvre accomplie.
La tristesse. Ma tristesse pour mes coéquipiers qui méritaient un autre destin ; pour mes collaborateurs et l’ensemble des personnels communaux qui ont donné le meilleur d’eux-mêmes et tout son sens à la noblesse du service public et dont j’espère qu’ils seront respectés.
Mon dernier mot est combativité.
Je vais continuer, sous d’autres formes, à me mobiliser pour les combats à venir.
Je resterai également à la disposition des Citoyens qui le souhaiteront.
Un livre se ferme. D’autres pages s’ouvrent.
« Le réel quelques fois désaltère l’espérance » a écrit le poète René Char.
Cesser de penser à Issoudun m’est impossible, c’est pourquoi j’y consacrerai les forces que l’amour me donne."
André LAIGNEL
