Progrès

L'AMF trouve enfin un accord

A la suite du Congrès de l’Association des Maires de France qui s’est terminé sur un désaccord grave, les élus de Droite ayant refusé la mise en œuvre de la parité politique et l’adoption d’une Résolution finale, contrairement aux équilibres régissant jusque là la vie de l’AMF, Jacques PELISSARD pour la Droite et moi-même pour la Gauche, nous nous sommes rencontrés à deux reprises afin de négocier les éléments permettant de sortir de cette crise très préjudiciable pour l’ensemble des Maires de France.

Un accord a été finalement trouvé. Il porte sur deux points essentiels demandés par les élus de Gauche.

  1. le retour au respect intégral de la parité politique. Cela s’est traduit mon élection à l’unanimité au poste de Secrétaire général ; le poste de trésorier général et 5 présidences de commissions sur 10 revenant aux élus de Gauche.
  2. la création d’une commission spéciale paritaire, chargée de la réforme des statuts de l’AMF afin de la démocratiser et de rééquilibrer son mode de fonctionnement.

Cette commission devra rendre son rapport avant fin  mars 2012.

A l’issue de cette période, si un accord se révélait impossible, la question du maintien des élus de Gauche et de Progrès au sein de l’AMF se trouverait posée, ceux-ci n’ayant pas vocation, alors qu’ils représentent la majorité de la population, mais aussi des cotisations, à accepter d’être de simples faire-valoir.

Par ailleurs, les 18 membres du bureau - sur 36 - élus de Gauche, écologistes et de progrès ont décidé de constituer un groupe d’action et de réflexion au sein de l’AMF.

Pour un vrai Pacte de Solidarité et de Progrès

Face à l'intransigeance des élus de Droite, il n'a pas été possible de trouver un accord sur une résolution générale pour refermer ce 94ème Congrès de l'AMF. Ci-après donc la proposition de résolution générale des Maires socialistes et de progrès portant sur la création d'un vrai Pacte de Solidarité et de Progrès entre les collectivtés locales et l'Etat.

 

Les maires et présidents de communautés de France, rassemblés en ce 94e Congrès, représentant toutes les régions de métropole et d’Outre-mer, ont fait entendre leurs très graves préoccupations et inquiétudes au cours de ces trois journées de débats : la responsabilité qui pèse sur eux, dans une société marquée par la crise, est de plus en plus forte . a lors que leurs moyens sont de plus en plus restreints. Confrontés à la triple régression de la décentralisation, des services publics et des finances, ils veulent pouvoir continuer à agir pour l’intérêt général mais en appellent à une meilleure prise en considération de leur rôle et de leurs contraintes.

Souvent mises injustement en accusation pour leurs dépenses, les collectivités doivent être, au contraire, considérées comme un atout pour faire face à la crise. Le redressement des finances publiques ne pourra pas passer par des injonctions de l’Etat aux collectivités de dépenser moins mais par une action commune et solidaire pour contribuer à l’effort national.

Cela implique un tout autre mode de relation entre l’Etat et les collectivités, en particulier que le respect se substitue au dénigrement, que la critique cède le pas au dialogue, que la méfiance fasse place à la confiance. C’est en effet  un véritable « pacte de confiance », nécessitant que l’Etat et les collectivités discutent ensemble, en partenaires responsables, des mesures à prendre pour le bien de l’intérêt général, qui doit être instauré.

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