AMF

Si vous pensez que tout va bien, je ne suis pas votre candidat !

Mes chers collègues, si vous pensez que tout va bien et que, si ça va mal, on n’y peut rien, disons-le clairement, je ne suis pas votre candidat !

Mais si vous ne supportez plus les injustices qui vous sont faites, l’absence de dialogue, l’abaissement de notre fonction ; si vous refusez d’être les boucs émissaires de la crise, la casse des services publics ; si vous refusez de voir nos libertés reculer ; mais aussi, si vous êtes fiers d’être maires et que vous voulez, simplement, les moyens de votre mission et le respect – oui, est-ce trop demander ?– le respect qui est dû à votre engagement,

Alors je suis votre candidat !

Ces trois régressions qui sont en marche

Mardi 22 novembre, à la tribune du 94ème Congrès des Maires de France, André Laignel a présenté le rapport d'activité 2011.

 

Chers Collègues ,

Nous avons dû faire face tout au long de l'année qui vient de s'écouler à des textes se multipliant, s'additionnant, parfois se télescopant, et les services de l'AMF ont dû être sur tous les fronts.

Je voudrais à ce moment de mon propos commencer par leur rendre hommage. Nous avons la chance d'avoir au siège de l'Association des maires de France des femmes et des hommes compétents, engagés, loyaux et je pense que c'est l'une des richesses de notre association que ces femmes et ces hommes qui, tout au long de l'année, sont à votre service. Je pense que nous pouvons collectivement les remercier en les applaudissant.

J'ai dit « une année chargée », elle est retracée dans le rapport écrit que chacun d’entre vous a reçu, je ne vais pas, vous vous en doutez, le paraphraser, je vous y renvoie donc. C'est d'ailleurs sur ce rapport écrit que vous devrez le moment venu, c'est-à-dire à partir de demain, voter quitus ou non à l'Association des maires de France dans son action pour toute l'année qui vient de s'écouler.

Mais, au-delà de ce qui est retracé, qui est important, il y a bien entendu un certain nombre de sujets d'actualité, qui requièrent notre attention et qui, pendant ces trois jours, vont être au cœur des débats que nous allons devoir mener ensemble.

L'année a été rude, je ne pense pas que l'expression soit exagérée, ce sont des réformes, je le disais tout à l’heure, qui se sont empilées, parfois télescopées, quelques-unes bricolées, d'autres brutales parfois.

Au total et malgré l’excellent travail accompli par l'Association des maires de France, je dirai que le compte n'y est pas. Nous avons évité le pire, mais nous sommes dans beaucoup de domaines loin de l'acceptable.

Congrès de l'AMF : Sarkozy à la manoeuvre

Nicolas SARKOZY, sans doute inquiet de l’accueil qui aurait pu lui être réservé par les élus participant au  94ème Congrès de l’Association des Maires de France,  qui aura lieu du 22 au 24 novembre, a choisi d’inviter un certain nombre de maires à l’Elysée, comme en 2009, année où il s’était déjà dérobé.

Cette invitation, le mercredi du Congrès à  17 h 30, se situe entre les deux tours de l’élection du Président de l’AMF où nous espérons qu’il y aura ballottage.

C’est donc une interférence grave dans le processus électoral, une pression et une manœuvre, totalement inacceptables, qui sont de nature à entacher la régularité du vote.

C’est pourquoi j'ai décidé de ne pas me rendre à cette convocation et d’appeler les maires à refuser cette intrusion dans notre processus démocratique.

« Cela relève plus de l'exagération »

Interrogé aujourd'hui par la Nouvelle République sur les emprunts toxiques de Dexia, je rappelle quelques réalités : les collectivités locales sont bien gérées et seule une dizaine d'entre elles sont sévèrement menacées par ces emprunts.

 

Hier, Libération titrait à la une : « Dexia, la banque qui a ruiné 5.000 communes ». L'établissement bancaire qui était, jusqu'à 2008, le partenaire privilégié des collectivités locales pour leurs investissements a contracté une série de prêts qualifiés de toxiques avec plus de 5.000 collectivités en France. Des emprunts mixtes - une part fixe et une part variable indexée sur la parité euro-franc suisse - qui auraient généré des taux d'intérêts démentiels suite à la crise des marchés financiers. Le quotidien s'est procuré une liste de ces collectivités qui, en 2009, voyaient ainsi leurs dépenses d'investissement exploser...

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